Carlos militant

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Entretiens campagnards: Episode III

Publié par carlosmilitant le 2 juin 2009


Après Fabrizio Buccela et Julie Fiszman, la série d’interviews de candidats socialistes se poursuit. Aujourd’hui, c’est au tour de Catherine Moureaux, 5ème suppléante de s’y coller.

CC : Que signifie être de gauche, être socialiste aujourd’hui ?
CM : Être de gauche c’est être debout aux cotés de ceux qui subissent les injustices du système. C’est ne pas « laisser faire, laisser aller ».

CC : Peux-tu me citer trois valeurs auxquelles tu es particulièrement attachée ?
CM : L’égalité et la solidarité sont les deux valeurs collectives qui sont les plus importantes pour moi. Au niveau de l’individu, la valeur à laquelle je suis le plus attachée est l’honnêteté.

CC : Quels enseignements peut-on tirer de la crise actuelle du capitalisme ?
CM : La crise révèle le mensonge libéral. La crise ce n’est pas en soi la fin du capitalisme mais c’est une opportunité de changement parce qu’un grand nombre de travailleurs vont vivre dans leur chair une forme de guerre sociale. La crise c’est aussi un danger pour la gauche. L’état va devoir assumer des dépenses importantes et ce sera l’occasion de l’attaque par les libéraux de notre service public.

CC : Le PS est-il devenu un parti interclassiste ?
CM : Le PS défend avant tout les gens les plus fragilisés. C’est vrai que ces dernières années le PS a mené des combats plutôt à caractère éthique et du coup cela a pu donner l’impression que le Parti délaissait les combats sociaux.

CC : La lutte des classe existe-t-elle encore pour toi ?
CM : La lutte des classes existe sous une forme nouvelle liée à la montée de l’individualisme. La lutte des classes est noyée dans la consommation et la volonté de croissance. Dans ce contexte, le politique doit mieux s’armer contre le monde financier.

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Entretiens campagnards : Episode II

Publié par carlosmilitant le 13 mai 2009

Après Julie Fiszman (12ème sur la liste), j’ai décidé d’interviewer Fabrizio Bucella, conseiller communal à Ixelles et 41ème sur la liste.

CC : Que signifie être de gauche, être socialiste aujourd’hui ?
FB : Être de gauche c’est avoir une compréhension de la société construite autour du rapport de force entre capital et travail. Cela peut sembler un peu désuet d’utiliser ces termes, mais ils restent d’actualité. Pour le dire autrement : entre ceux qui possèdent les moyens de production et ceux qui ne disposent que de leur force de travail il y a une sacrée différence. Être de gauche c’est évidemment se mettre du coté du travail ! Être socialiste c’est également considérer que le mouvement social est porteur de changement.

CC : Quels enseignements peut-on tirer de la crise actuelle du capitalisme ?
FB : Pendant des années, le néolibéralisme a constitué la pensée dominante. La crise est le résultat des politiques de dérégulation impulsées par ceux qui se voyaient à la « fin de l’histoire ». Aujourd’hui, les socialistes doivent construire une alternative. Il importe également de s’ouvrir à d’autres enjeux comme celui du développement durable, de la société de l’information ou de l’éthique.

CC : le PS est-il devenu un parti interclassiste ?
FB : La charte de Quaregnon qui inscrit l’action du parti dans une perspective de lutte des classe est toujours un texte de référence au Parti. Si les classes sociales ne sont plus exactement les mêmes que lors de l’élaboration de ce texte, il est clair que la grande majorité des militants du PS partagent les valeurs reprises dans cette charte.

CC : Le politique peut-il encore changer les choses aujourd’hui ?
FB : Oui, bien sûr. De trois manières. Tout d’abord en agissant au niveau local et en mettant en avant des actions concrètes en faveur des gens à l’instar de ce qui s’est fait dans certaines localités avec la mise en place des budgets participatifs. Ensuite en gagnant la bataille des idées, trop souvent perdue depuis le couple Reagan-Thatcher. Il faut expliquer le projet aux gens, redevenir pédagogue, reconquérir le champ lexical et sémantique. Enfin, il est essentiel de changer la donne au niveau européen et de construire un rapport de force favorable à des politiques progressistes au niveau supranational. Négliger l’Europe et sa construction sera considéré comme l’erreur historique de la gauche en ce début de XXIème siècle.

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Entretiens campagnards: Épisode I

Publié par carlosmilitant le 27 avril 2009

A l’occasion des prochaines élections, je souhaite ouvrir mon blog à certains candidats de la liste numéro 2. N’étant pas moi-même candidat, je trouve opportun de laisser un espace à des candidats PS dont le profil et le contenu m’intéressent. La série débute avec Julie Fiszman, députée sortante régionale.

CC : Que signifie être de gauche, être socialiste aujourd’hui ?
JF : C’est ne jamais trahir ses convictions. C’est défendre les gens qui en ont le plus besoin. C’est avoir une volonté de plus de justice sociale.

CC : Peux-tu me citer trois valeurs auxquelles tu es particulièrement attachée ?
JF : Liberté, égalité et solidarité. L’une ne va pas sans l’autre bien évidement.

CC : Quels enseignements peut-on tirer de la crise actuelle du capitalisme ?
JF : La crise financière est due à une dérégulation outrancière qui a causé une crise de l’économie réelle avec pour conséquence de faire basculer beaucoup de gens dans la précarité. Il est essentiel d’œuvrer à davantage de régulation. Il faut favoriser des politiques de relance notamment en investissant dans des grands travaux. A l’échelle de la Région Bruxelloise, l’investissement public dans les logements sociaux doit constituer une priorité.

CC : le PS est-il devenu un parti interclassiste ?
JF : Il est primordial d’avoir une cohésion sociale qui soit la plus large possible. Toutefois, il me semble clair que le PS reste très attaché à la défense des classes populaires.

CC : La lutte des classes existe-t-elle encore pour toi ?
JF : Oui et les clivages se marquent aussi même sur certains dossiers régionaux comme sur l’ordonnance « eau ».

CC : Le politique peut-il encore changer les choses aujourd’hui ?
JF : Il est possible via des décisions politiques d’améliorer la qualité de vie, les conditions de vie et de travail des gens.

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